- Le fondateur de FBW
- Contexte Suisse
- FBW, la marque
- Le camion AX40 de FBW
- De la Suisse à la France, le rachat
- Du camion… jusqu’à Estelle & Dan !
- Suivre les aventures en live !
Le fondateur de FBW
Franz Brozincevic , le fondateur de FBW est né à Brinji, en Croatie le 21 mai 1874. Après avoir fait des études de serrurier d’art. En 1892, il termine ses voyages en Suisse où il devient mécanicien chez Saurer.
En 1899, il rejoint J.Weber chez qui il a conçu un moteur 4 cylindres, mais la direction rejette la proposition. En 1904, il ouvre son propre atelier de réparation et de vente d’automobiles. En 1910, il construit son 1er camion pour la poste Suisse.
Contexte Suisse
A la fin de la Seconde Guerre Mondiale, l’Europe doit se reconstruire car de nombreuses villes, routes et usines ont été bombardées. La France et l’Allemagne doivent reconstruire toutes les industries et les outils de production doivent être remis en route alors que tout manque.
La Suisse, restée neutre pendant le conflit, n’a pas souffert de la guerre. Pendant que ses voisins reconstruisent leurs outils de production, la Suisse produit.
Il n’est donc pas surprenant que le matériel suisse soit plus évolué et plus performant que le reste du matériel européen dans les années 50!
FBW, la marque
Parmi les constructeurs suisses, Saurer est sans aucun doute le plus connu et le plus puissant, puisque Saurer exporte alors dans toute l’Europe et au-delà. Mais il en est un, plus petit, qui n’exporte pas. Ce constructeur ne conçoit que des véhicules spécialement adaptés au marché suisse pour des transporteurs suisses (plus exigeants et plus aisés que les transporteurs des pays voisins).
C’est en 1909 que l’ingénieur Franz Brozincevic conçoit son premier camion. En 1914, l’entreprise de Franz fut reprise par « Motorwagenfabrik Berna AG » dont il devint manager général. Mais des désaccords avec la direction le poussèrent à fonder sa propre compagnie: la FBW (Franz Brozincevic et Cie Motorwagenfabrik Wetzikon AG).
En 1922, « FBW » construisait son premier camion avec la volonté de construire les véhicules les plus performants et les plus fiables du marché suisse. Mais la recherche, le développement et les petites séries coûtent cher et les camions & autocars FBW sont nettement plus onéreux que les Saurer.
En 1982, les 2 constructeurs Suisses (Saurer et FBW) se regroupent pour former « NAW » (Nutzfahrzeuggesellschaft Arbon & Wetzikon)
Le camion AX40 de FBW

Futur associé du groupe Saurer-Berna en 1982, le constructeur zurichois F.B.W., pratiquement inconnu hors Helvétie, construisit de 1952 à 1959 le gros AX40 qui était un clône de la production Saurer. Cette marque fut la seule à fabriquer ensuite jusqu’au milieu des sixties ce rarissime fourgon radio.
On remarquera que le trou DCA du chef de voiture est à gauche : c’est normal, toute la gamme suisse avait la conduite à droite. Plus commode pour serrer le bord sur les routes de montagne!
Une autre spécialité ? Le camion est construit à partir d’une ossature bois, ce qui le rend d’autant plus solide .



De la Suisse à la France, le rachat
En 1996, un français passionné des camions anciens (Jean-Michel Aimé ) rachète à l’armée Suisse un de leur camion AX40. Il le stock dans les hauteurs des Alpes françaises afin d’éviter toute rouille et favoriser une bonne conservation . Il le sort occasionnellement pour faire des ballades régionales.
Du camion… jusqu’à Estelle & Dan !
En octobre 2019, ce passionné de camions anciens décide de tourner la page, et partir pour sa retraite. Il met en vente quelques-uns de ses véhicules de collection, dont un certain FBW AX40 des années 50…
À ce moment-là, moi, Estelle, je voyage seule à travers l’Australie, dans mon van jaune, ma toute 1e voiture. C’était juste après la fin de mes études d’ingénieur & le début de ma relation avec Dan, qui lui était resté en Alsace. Un soir, au téléphone, il me demande tout naturellement :
« Et après l’Australie, tu rentres en France ? Quand ?»
Je lui réponds sans trop réfléchir :
« Euh… non, j’ai prévu de partir en sac à dos en Amérique du Sud. C’est un projet que j’ai depuis l’école d’ingénieur, comme mon tour d’Australie. »
Un peu déstabilisé, il me lance :
« Et moi, je suis censé être où là-dedans ? »
Je n’avais pas vraiment de réponse. Quelques jours plus tard, il me rappelle, tout excité :
« J’ai une proposition ! Vu que tu adores la vanlife, et qu’on est tous les deux fans de vieux véhicules… et si, après l’Australie, on achetait un vieux véhicule, qu’on le retapait ensemble, et qu’on partait faire un TOUR DU MONDE ? »

Et là… j’ai dit oui, quelle bonne idée !
Quelques semaines plus tard, alors qu’il venait me rejoindre pour un bout de voyage en Australie, un de ses amis, collectionneur de bus anciens, nous envoie une annonce :
« Regardez ce qui vient de sortir… Si vous le prenez pas, moi je l’achète ! »
Coup de cœur immédiat. Même depuis l’autre bout du monde, c’était une évidence. En deux jours, quelques appels plus tard, le camion était à nous.
Et pour le rapatrier d’un coin des Alpes jusqu’à l’Alsace ? C’est ce même ami qui a fait l’aller-retour express. Merci à lui d’avoir ramené sain et sauf ce qui allait devenir… notre Woody.
Il faudra attendre presque 2 mois plus tard (retour d’Australie), pour que nous voyons enfin tous 2 notre camion et que nous puissions commencer le projet de rénovation. Mais l’attente valait le coup !

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